Comment est-ce possible ?

En tant que fervent bĂątisseur de chars et grand amateur du corso fleuri de Zundert, chaque annĂ©e, je me demande : “Mais comment avons-nous fait ?” Un projet annuel rĂ©current qui chaque annĂ©e se conclut par une rĂ©ussite.

Avec 300 volontaires, nous travaillons tous sur un seul char du corso fleuri qui a lieu le premier dimanche de septembre à Zundert. Un truc énorme, qui chaque année, se déroule à merveille. Ce jour-là, quand ils découvrent le fabuleux résultat de leurs efforts, les visages de tous ceux qui ont participé à la construction du char rayonnent de bonheur. Quelques statistiques :

  • Le corso fleuri attire environ 100.000 visiteurs.
  • Un char (au total il y en a 20) coĂ»te environ 20.000 euros. Il pĂšse environ 14-16 tonnes et compte entre 250.000 et 350.000 fleurs (dahlias).
  • Sa construction commence doucement en mai et ensuite pendant 4 mois, tous les jours, on travaille sur le char et dans les champs de dahlias.
  • 12 hommes forts font avancer le char dans les rues (souvent invisibles du public).

Mais comment est-ce possible ? Moi, chaque fois, je me dis : mais quel travail de dingue! MĂȘme si vous en doutez, soyez certain qu’il existe des parallĂšles entre ce char et la vie Ă©conomique. Quand tous les bons ingrĂ©dients sont prĂ©sents, tout est possible. Comment ? Que pouvons-nous apprendre de ce char fabriquĂ© uniquement par des volontaires ? Et bien c’est peut-ĂȘtre prĂ©cisĂ©ment lĂ  que se trouve la clĂ©. Ce sont tous des volontaires. Personne n’est forcĂ© de participer Ă  la construction du char. Tous ceux qui aident, le font de leur plein grĂ©. Replaçons maintenant les ingrĂ©dients nĂ©cessaires Ă  cette prouesse dans le contexte de la thĂ©orie de base QualitĂ© x acceptation = EfficacitĂ©) Pour ce qui est de la qualitĂ©, on est bon. Le corso fleuri existe depuis 1936 et l’expertise se transmet de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. Un jury critique veille Ă  ce que chaque annĂ©e, les concepteurs et les constructeurs donnent le meilleur d’eux-mĂȘmes. Le corso de Zundert est repris dans le Nationale Inventaris van Immaterieel Cultureel Erfgoed.[3] Mais revenons sur l’Ă©lĂ©ment acceptation et cela sous l’angle d’une sĂ©rie d’Ă©lĂ©ments importants de la rĂ©ussite (et du changement).

  • On note la prĂ©sence d’une vision claire : “Ensemble, nous allons faire le plus beau corso fleuri du monde”. Cette vision l’emporte sur tout le reste. Les instances publiques y participent Ă©galement. Zundert = corso.
  • Il y a nĂ©cessitĂ© impĂ©rative (dans ce cas plus prĂ©cisĂ©ment un souhait impĂ©ratif): “la compĂ©tition est dure” Vingt chars se disputent l’honneur d’avoir le plus beau char. Gagner Ă  Zundert c’est un truc de malade. Et pour y arriver, tout doit ĂȘtre parfaitement organisĂ©. IdĂ©e, rĂ©alisation et soin des chars, tout est essentiel pour la rĂ©ussite”.
  • Implication : “mobiliser n’est pas un problĂšme”. Quand avons-nous encore l’occasion sinon de participer Ă  quelque chose d’aussi beau. L’Ă©panouissement et la crĂ©ativitĂ© peuvent s’en donner Ă  cƓur joie.

Si l’on ajoute encore Ă  cela une bonne planification, le succĂšs est au rendez-vous, c’est certain. Peut-ĂȘtre que ce n’est pas si difficile que ça au final ? Corso fleuri de Zundert, buurtschap Schijf met Stil-Leven (ode Ă  Vincent van Gogh. ).

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